mercredi 3 juillet 2019

Route Burgas- Roussé



Nous prenons une route qui relie la Mer Noire au Danube. Au départ de Burgas la route suit un peu la côte puis s’égare dans une végétation méditerranéenne ! Le long de la côte d'immenses hôtels et centre de villégiature s’élèvent partout. Le bétonnage est en cours. Il y a peu de points de vue intéressants.

côte de la Mer Noire après Burgas
route vers Roussé
















A Varna l’hôtel refuse d'héberger le chien ! Trop gros paraît il. (Il fait 20kgs). Il est victime du délit de sale gueule. Impossible de le laisser dans la voiture par 35°. C'est l’inconvénient des réservations par le site booking, les hôtels ne disent pas la vérité sur l'hébergement.

Nous saluons la cathédrale et continuons notre route jusqu'à Shoumen. Nous trouvons un bel hôtel dont la réceptionniste parle un excellent français. Elle nous explique qu'à l’époque communiste le français était la langue destinée à l’élite. Et oui notre langue était la langue de la cour sous Catherine II, et c'était le langage des diplomates, car elle permettait des nuances que les autres langues n'ont pas. Maintenant dit elle avec regret c'est l'anglais...

Asparouh



Le soir une petite fête se déroulait dans l’hôtel. Nous avons pu apprécier une musique dans laquelle les sonorités slaves et orientales se métissaient.

La ville aurait été fondée il y a 3000 ans. Le Khan Asparouh aurait planté son glaive dans le sol en s’écriant « C'est ici que commence la Bulgarie ». Shoumen (également écrit Choumen) s'imposa comme un foyer de la renaissance Bulgare. La ville est dominée par une construction de Béton appelée le monument des fondateurs.

Le monument est constitué de 8 corps de béton qui s'unissent dans une spirale, symbole de la grandeur de l'histoire, et d'un lion, visible à 30km aux alentours.





Shoumen verrue de béton
héritée de l'époque soviétique
dont nul ne sait quoi faire
Shoumen vue du monument des fondateurs
















les fondateurs
Boris, Cyril et Méthode
On y retrouve le Khan Asparouh sur son cheval. A gauche en dessous, un chien, c'était l'animal tué en sacrifice aux divinités. Sous les sabots du cheval, Orphée jouant de la harpe est représenté avec quatre fées qui symbolisent les saisons et un cadran solaire.

La galerie des Khan se situe à 18M de hauteur. Le Khan est connu pour ses talents de diplomate. En 705 il aide l'empereur Byzantin Justinien à reprendre son trône.

Sur les grands panneaux verticaux on remarque la place faite au prince Boris Ier. Le christianisme devient religion d’état en 865 ce qui permit d'effacer les différences religieuses entre Slaves et Bulgares et d'établir des contacts avec les civilisations des autres pays.


le lion
les fondateurs

L’état Bulgare atteint l'apogée de son épanouissement politique et culturel sous le règne du roi Simeon. Le territoire est ouvert sur la Mer Noire, la mer Egée et l'Adriatique.

La mosaïque comporte des équivalents, l'image cohabite avec l’écriture. Les ancêtres n'ont pas crée un état militaire, mais un état d'esprit et une grande civilisation.

Il est surmonté à 50M de haut d'un lion de granit symbole de la force de la liberté, inspiré de gravures sur pierre trouvées à proximité de la première capitale Pliska et Stara Zagora datant des VII au XI ème.

Ce monument est assez surprenant au premier abord mais il est riche des symboles et demande à être décrypté.



Pliska porte sud
Nous continuons notre route vers Pliska petite ville écrasée de lumière et de chaleur. A quelques Km se trouvent les ruines de la première capitale du pays.

Les ruines de Pliska furent mentionnées pour la première fois en 1767 par le voyageur allemand Carsten Niebuhr alors qu’il revenait d’Inde. Les recherches de l'archéologue tchèco-bulgare Karel Václav Škorpil (1859- 1944) l’amenèrent à identifier le site grâce à des inscriptions découvertes dans deux autres villes, et à l’associer à Pliska, ville de l’ancien palais d’Omourtag.




Pliska - les ruines















Basilique
Remparts














Les chercheurs estiment que les Bulgares établirent leur capitale à Pliska sur ce qui fut auparavant un grand camp fortifié dans une plaine. Le camp n'était fort probablement constitué que de tentes avec très peu, voire aucun bâtiment permanent. Lorsque le camp devint un village puis une ville, l’entièreté du site couvrait approximativement 21,8 kilomètres carrés et comprenait le palais du khan, les yourtes de son entourage direct, des entrepôts, des commerces et des pâturages pour les troupeaux et les chevaux.

Les recherches archéologiques ont également révélé de nombreuses structures, civiles et militaires, en bois, en terre et en pierres à l’intérieur de la muraille de pierre délimitant la ville intérieure. Toutefois, à l’exception d’une ou deux structures, la totalité des bâtiments en pierres datent de la période chrétienne.

Pliska est considérée comme la première capitale de l’histoire de la Bulgarie. Mais il est fort probable qu’Omourtag a poursuivi la tradition nomade en ayant plusieurs résidences temporaires.

La route vers Russé se deploie au milieu des champs de blé et de tournesol. La température ne descend pas en dessous de 35° ! Demain nous franchissons le Danube !


Pliska - Asparouh

dans le village



















rosette
prononciation phonétique de runes




prix des carburants
en Roumanie



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